Une histoire des mobilités à l’époque antique est-elle possible ?
Voici les résumés des deux interventions du séminaire du 29 janvier 2025.
Faire l’histoire des circulations humaines et matérielles à travers des témoignages indirects : l’exemple tyrrhénien (VIe – IIIe av. J.-C.)
« Reconnaître l’expression locale d’un mouvement de plus grande ampleur[1] ». Cette formule employée par Patrick Boucheron en introduction de l’Histoire mondiale de la France résume en partie l’esprit de cette communication, puisqu’à travers l’étude de la nécropole d’Alalia-Aléria, il s’agit d’identifier la nature, les enjeux et les acteurs de l’expansion étrusque outre-mer entre le début du Ve et le milieu du IIIe siècle av. J.-C. Plus largement, l’exemple de ce « petit village d’irréductibles Étrusques[2] » situé sur la côte orientale de la Corse permet d’esquisser une grille de lecture sur les circulations humaines et matérielles entre l’aire tusco-latiale, la mer Tyrrhénienne et la Méditerranée nord-occidentale.
[1] P. Boucheron, N. Delalande, F. Mazel, Y. Potin et P. Singaravélou, Histoire mondiale de la France, 2018, p. 9.
[2] V. Jolivet, « Trois questions posées par les céramiques étrusques à figures rouges d’Aleria » », Aleria & ses territoires, Bastia, Éditions Eoliennes, 2022, p. 139.
Olivier Alfonsi, Docteur en histoire, LUCHIE, Université Grenoble Alpes
Des témoignages directs de mobilité dans l’Antiquité romaine : les étrangers dans les inscriptions latines de Gaule et d’Hispanie
Maéva Comas, Doctorante en histoire au LUHCIE à l’Université Grenoble Alpes et en cotutelle internationale avec l’Universidad de Cantabria (Espagne)
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Paul Lesieur (20 février 2025). Une histoire des mobilités à l’époque antique est-elle possible ? Association Passé-Présent-Mobilité (P2M). Consulté le 12 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13ces

